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La justice désarmée face à la violence des mineurs

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Causes et mécanismes de la violence juvénile

Plusieurs facteurs alimentent la violence chez les jeunes: un déficit d’éducation morale et sociale qui naît du dépassement du cadre collectif et du recours à l’égoïsme.

Un manque d’instruction et de références culturelles peut aggraver le phénomène: quand le vocabulaire est pauvre et les repères sociaux éloignés, le passage à l’acte se produit plus facilement face à un obstacle.

Par ailleurs, des ressorts utilitaristes peuvent justifier la délinquance comme une forme de rébellion et instrumentaliser les failles du système pénal, certains réseaux exploitant des mineurs pour limiter les risques.

La justice des mineurs: objectifs et limites actuels

Sur le plan légal, la France repose sur une logique d’évolution du discernement selon l’âge, mais beaucoup jugent ce cadre trop éloigné des réalités sociales observées.

Entre 10 et 13 ans, les mineurs ne peuvent pas être condamnés à des peines mais restent soumis à des mesures éducatives. À partir de 13 ans, une condamnation peut être prononcée, mais l’excuse de minorité atténue la sanction; cette atténuation peut être levée dans des cas graves lorsque l’âge dépasse 16 ans.

Les mineurs délinquants sont jugés par des juridictions spécialisées (juge des enfants, tribunal pour enfants, et, lorsque les faits le nécessitent, la cour d’assises des mineurs). L’objectif demeure la réintégration sociale et la protection de la collectivité.

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