Des chiffres qui remettent la réalité en perspective
Plus d’une décennie après l’ouverture massive de l’Allemagne aux flux migratoires déclenchée en 2015, une enquête publiée par Die Welt s’appuie sur des chiffres régionaux pour éclairer une réalité qui alimente le débat public sur la sécurité et l’immigration.
Dans plusieurs Länder, les étrangers représentent une proportion notable des suspects dans les délits violents, notamment en Bavière, à Berlin et au Bade-Wurtemberg, alors qu’ils ne forment qu’environ 15% de la population.
En Bavière, le taux de mise en cause des suspects non allemands pour délits violents est environ quatre fois supérieur à celui des Allemands, selon les données régionales relayées par Die Welt.
Des écarts marqués selon les nationalités et les genres
Les chiffres du Bureau fédéral de la police criminelle montrent des écarts importants selon les nationalités: en Bavière, les Syriens apparaissent 16 fois plus représentés que les Allemands parmi les suspects de crimes violents, les Afghans 14 fois et les Turcs 4 fois, et ce phénomène se retrouve dans d’autres régions du pays.
Autre élément notable: les femmes étrangères ne sont pas exclues de cette surreprésentation. À Berlin, des Syriennes et des Afghanes ont été mises en cause pour violence, surpassant le nombre de suspects allemands masculins dans certaines statistiques locales.
En 2025, la criminalité violente recule d’environ 2% par rapport à 2024, une année marquée par un afflux migratoire élevé et des débats sur les contrôles aux frontières; ces chiffres suggèrent une évolution du paysage sécuritaire en Allemagne.
