Le geste de Canohès : retrait du drapeau européen
À Canohès, Carla Muti, nouvelle maire RN âgée de 28 ans, a retiré le drapeau européen du fronton de la mairie. La scène a été capturée dans une vidéo largement relayée sur les réseaux, accompagnée d’un sourire et d’un commentaire faisant office d’adieu à l’emblème flottant sur l’édifice municipal.
Elle explique avoir agi à la demande de ses électeurs après près de dix-huit années de mandature de gauche et affirme avoir pris plaisir à aller jusqu’au bout de cette démarche symbolique, assumant une posture qui tranche avec l’habitude locale.
Le geste a rapidement provoqué un débat animé dans la commune d’environ 6 000 habitants et a trouvé écho chez d’autres responsables RN, qui évoquent des lignes similaires dans différentes villes, alimentant des tensions avec le gouvernement en place.
Réactions et avenir politique pour Canohès
La maire précise que le port du drapeau européen n’est ni une obligation légale ni l’unique miroir de l’identité d’une municipalité. Pour elle, l’image de Canohès doit avant tout mettre en valeur des symboles nationaux et régionaux, notamment le drapeau français et des signes catalans, afin de refléter le caractère local.
Elle rappelle aussi l’importance d’assumer ses idées avec courage, affirmant que certaines décisions européennes échappent à la voix du peuple. Elle revient sur les critiques autour du référendum de 2005 et dénonce une perception d’influence extérieure qui, selon elle, réduit l’autonomie locale.
Si elle rejette toute velléité de Frexit, elle appelle à repenser l’Union européenne afin de favoriser des coopérations pertinentes, notamment dans la recherche spatiale ou les échanges étudiants. Proche de Louis Aliot, maire de Perpignan, elle est perçue comme une figure montante dans les Pyrénées-Orientales et, lors des prochains rendez-vous locaux autour de l’agglomération, sa présence est attendue: Carla Muti devrait être de la partie.
La publication originelle de l’article relatant ce fait demeure sur Valeurs actuelles.
