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Le Bas-Empire en fin de monde romain: récit

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Les clés du déclin du Bas-Empire: luttes et traîtrises

À partir du milieu du Ve siècle, l’Occident romain voit son appareil politique s’effriter, et le pouvoir impérial devient fragile. En 454, l’assassinat d’Aetius, l’un des derniers grands généraux, déclenche une série d’instabilités où les empereurs ne contrôlent plus grand-chose et se retrouvent manipulés par Ricimer, le chef de l’armée.

La succession de Valentinien III se fait dans la confusion: Avitus prend le pouvoir en Gaule mais ne parvient pas à étendre son emprise au sud des Alpes. Majorien, soutenu par Ricimer, ambitionne une restauration élargie et envisage de reconquérir l’Afrique du Nord; il est exécuté en 461 après la destruction de sa flotte, vraisemblablement par traîtrise.

La mécanique du pouvoir se poursuit avec Libius Severus, empereur sans charisme, cantonné aux frontières italiennes. À sa mort, Léon Ier envoie Anthemius pour tenter une reconquête, mais l’expédition contre les Vandales tourne court et signe le déclin inévitable de l’Occident.

Odoacre et la chute: fin de l’Empire d’Occident

Rome est secouée par une nouvelle crise civile: en 472, Ricimer fait assassiner Anthemius et place Olybrius, de la puissante famille Anicia, sur le trône; son pouvoir demeure largement symbolique et hésitant.

À la disparition de Ricimer, son neveu porte au pouvoir Glycerius; mais ce dernier n’est pas reconnu par Byzance et est déposé en 474 en faveur de Julius Nepos. Peu après, Oreste place Romulus (le jeune Augustule) sur le trône, avant que ce dernier n’abdique en 476 au profit d’Odoacre.

Odoacre dépouille formellement l’empereur et s’empare des insignes, se proclamant roi d’Italie. Cet épisode marque la fin de l’Empire d’Occident et l’ouverture d’une nouvelle ère politique dans ce qui était autrefois l’Occident romain.

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