Contexte et revers de la droite sur les ZFE
Selon Valeurs Actuelles, les Zones à faibles émissions pourraient resurgir dans le cadre du projet de simplification, même si le gouvernement avait d’abord retiré le volet concerné. Le député RN Pierre Meurin rappelle que l’adoption avait été loyale auparavant et que le recul a généré des frictions à l’Assemblée. Autour du sujet, certains évoquent un accord entre la droite et le gouvernement pour renoncer à aller plus loin dans la suppression.
Pour le RN, ce retournement illustre une capacité politique à céder face à la Macronie, voire au PS, afin de préserver une politique jugée inefficace et punitive sur l’air. Pour les Français modestes et les zones rurales, ce dispositif serait un marqueur d’inégalité et de division territoriale, selon l’analyse du RN.
Pour sauver le volet de simplification, la droite accepterait d’abandonner son engagement le plus ambitieux — la suppression des ZFE — laissant place à des dispositions techniques. Le RN rappelle que certains parlementaires LR avaient milité pour la suppression avant de changer de position, ce qui nourrit les critiques sur la constance des lignes.
Vers une cohérence politique face au texte
Le député insiste sur une incohérence perçue: le même amendement a été défendu par des LR, puis certains affirment ne plus le soutenir. Les électeurs seront sans doute amenés à juger la continuité ou l’inconstance des positions.
Pourquoi la Macronie persiste-t-elle avec ce dispositif? D’un côté, des leviers financiers européens et une stratégie politique qui vise à afficher un bilan environnemental; de l’autre, un symbole qui demeure malgré les critiques. Cette approche puissante trouve son origine dans la Convention citoyenne et a été intégrée dans la loi Climat et résilience de 2021.
Quant à la perspective d’une majorité suffisante pour bloquer ce retour, elle s’annonce serrée. L’amendement du gouvernement n’est pas garanti et le RN affirme qu’il votera contre; le résultat pourrait rappeler une majorité fragile déjà observée lors du vote du budget, où des voix à gauche et à droite se sont mêlées.
