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Affaire Epstein: le prince Andrew et l’immunité royale

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Immunité royale: définitions et limites

Au matin du 19 février, l’ancien prince a été interpellé à Sandringham puis relâché en soirée dans le cadre d’une enquête sur des échanges potentiellement sensibles liés à sa période en tant qu envoy é spécial; les faits en question concernent des informations qui auraient circulé durant ses fonctions entre 2001 et 2011. Cette affaire rappelle que l’immunité ne s’applique pas automatiquement à tous les proches de la Couronne et dépend fortement du contexte juridique.

Dans le droit britannique, l’immunité de la Couronne se décompose en deux volets: une immunité personnelle attachée au monarque et une immunité institutionnelle protégeant certaines entités publiques. Être prince ne garantit pas une protection juridique automatique: l’application dépend du lien réel à la Couronne et des règles en vigueur.

Des juristes estiment que, même lorsque des privilèges existent, ils ne couvrent pas nécessairement les actes personnels d’un membre de la famille. L’évaluation demeure donc technique et s’apprécie au cas par cas.

Le cas du prince Andrew en question

Concrètement, l’idée d’immunité pour le prince est loin d’être évidente: son statut n’équivaut pas à une protection juridique systématique contre les poursuites pénales pour des faits personnels. L’immunité personnelle vise majoritairement le souverain, et ne s’applique pas automatiquement à l’ensemble des proches; elle dépend de conditions strictes et d’un rattachement officiel à la Couronne.

S’agissant de l’immunité institutionnelle, elle protège des entités publiques et s’évalue au cas par cas. Même lorsque certaines structures bénéficient d’un cadre protecteur, cela n’empêche généralement pas d’engager des poursuites à l’encontre des personnes physiques si les éléments constitutifs d’une infraction sont réunis.

En définitive, cette affaire illustre la complexité des mécanismes d’immunité: loin d’être un bouclier universel pour un membre de la famille, le sujet nécessite une analyse juridique précise et les prochains développements restent incertains.

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