Emma Vallain, résilience et entrée en campagne
À 22 ans, Emma Vallain sort d’une épreuve qui a bouleversé Oléron le 5 novembre. Quatre mois après, son rétablissement est encourageant: les organes se portent bien et la cicatrisation avance, même si certaines fractures restent douloureuses et nécessiteront une intervention prochaine. Elle peut marcher un peu et affirme vouloir reprendre son travail et retrouver son autonomie.
Cette militante ne voit pas son avenir en dehors de la politique. Soutenue par le Rassemblement National, elle rappelle que son projet pour l’île était déjà en gestation avant l’incident et que ce drame a renforcé sa détermination à agir sur le territoire et à mobiliser les habitants.
Son programme reste pragmatique et axé sur le quotidien: faciliter la vie des personnes âgées en luttant contre l’isolement, créer un centre d’accueil pour les jeunes parents et agir sur le coût du logement et la fiscalité des résidences secondaires. Elle insiste sur la représentativité de sa liste, mélange de natifs locaux et de nouveaux venus.
Un programme sobre pour Oléron et ses habitants
Sur le plan personnel, elle dit être très occupée et refuse de ruminer le passé. Elle confie que certains souvenirs peuvent remonter, mais elle préfère avancer par le travail et les projets publics. Le chemin de la reconstruction sera long et parfois éprouvant, admet-elle, avec une voix plus grave.
Elle rappelle que d’autres victimes souffrent et que la reconstruction passe aussi par la justice. Le parquet antiterroriste avait initialement classé l’acte comme isolé, ce qu’elle juge insuffisant. La prochaine étape judiciaire est fixée au 10 mars au tribunal de La Rochelle, où elle sera entendue et où elle espère que les faits seront qualifiés correctement.
Malgré l’épreuve, elle poursuit sa campagne avec optimisme et détermination. Elle veut montrer que l’engagement citoyen peut se transformer en solutions concrètes pour les Oléronais et que la vie publique peut renaître de la résilience que chacun porte en lui.
