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Léon XIV: l’IA ne partagera pas la foi, dit le pape

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Rappel du Vatican sur l’usage de l’IA dans la prédication

Les prêtres et leurs homélies doivent rester fondés sur une expérience spirituelle personnelle et une connaissance du terrain, sans recours automatisé qui dépersonnaliserait le message. Le pape rappelle que partager la foi ne se réduit pas à une performance technique et qu’une IA ne peut pas transmettre la foi avec authenticité. L’échange avec des prêtres du diocèse de Rome souligne l’importance d’un service pastoral enraciné dans la culture locale et dans un travail préparé par le prédicateur lui-même.

Il insiste aussi sur le risque de déresponsabilisation: déléguer l’effort intellectuel ou émotionnel à une machine peut affaiblir l’écoute des fragilités et des besoins concrets de la communauté. L’appel porté est clair: privilégier une approche humaine, ancrée localement et adaptée à chaque contexte, plutôt que des textes générés à distance.

Le contexte s’élargit à une vigilance accrue sur l’usage de l’IA quand il touche à l’intime, aux émotions ou à la manipulation. Les autorités vaticanes appellent à des règles claires et à une encadrement responsable des assistants numériques, afin de préserver la relation avec les fidèles et la dignité de la prière.

L’IA et la formation des prêtres : risques et limites

Pour le pape, l’effet cognitif de l’IA peut diminuer la capacité du prêtre à discerner et relier l’Evangile à une situation vécue. Si l’on s’entraîne moins au raisonnement et à la maturation intérieure, on perd des outils essentiels pour trouver les mots qui parlent à une communauté; le cerveau doit rester actif pour rester pertinent.

La protection des fidèles passe aussi par un cadre éthique: éviter les chatbots trop personnalisés et veiller à l’intégrité des échanges pastoraux. Le message est de rester vigilant et d’imposer des règles claires pour l’emploi de l’IA dans le champ religieux et social.

Enfin, l’appel du Vatican est clair: l’IA peut être utile mais elle ne remplace pas l’expérience humaine et la dimension relationnelle de la mission pastorale. L’outil doit servir, sans prendre le pas sur le discernement et la voix des prêtres sur le terrain.

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