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La Tourbe et les Larmes de John Quigley : Hébrides

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Un roman qui mêle humour noir et voyage aux Hébrides

Dans les coulisses de la littérature, John Quigley renaît grâce à une réédition qui met en lumière son roman oublié. Cet écrivain écossais, anciennement associé à des récits autour du whisky et à des intrigues victoriennes, retrouve aujourd’hui une nouvelle audience en France, portée par une édition soignée et accessible.

L’action se déroule sur Torrismore, petite île pluvieuse des Hébrides où les champs peinent à pousser sous la tourbe mouillée. Cruachan Campbell, fermier obstiné et rêveur, s’acharne à bâtir la maison de ses rêves tout en affrontant une vie rude et traversée par le mélange de farce et de tragédie.

Autour de lui gravitent une fille missionnaire, son mari et le père qui prépare son cercueil, sans oublier le fils disparu qui laisse peser le doute sur tout le village. Le roman oscille entre cruauté sociale et humour noir, avec des scènes qui frôlent l’absurde, comme le whisky caché sous le sermon et qui déclenche une joyeuse farandole.

Entre tragédie insulaire et farces médiévales salvatrices

Cette œuvre est née en 1963 et n’a connu en français qu’une traduction, deux ans plus tard, sous le titre La Tourbe et les larmes. Aujourd’hui réédité, le livre bénéficie d’une seconde vie dans une édition moderne.

C’est un roman qui mêle tragédie intime et farce paysanne, célébrant l’attachement à une terre humide et à ses habitants. L’humour n’élude pas les difficultés: il éclaire plutôt les drames avec une lumière malicieuse et salvatrice.

Aux éditions L’Arbre vengeur, l’ouvrage compte 328 pages et se vend autour de 21 euros. Une invitation à découvrir une tranche rare de la littérature écossaise, rééditée pour le plaisir des lecteurs curieux.

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