Condamnation publique et perspectives d’un élu centriste
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict: Nicolas Jeanneté, ancien dirigeant du Nouveau Centre – Les Centristes et élu du XVe arrondissement, est condamné à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour détention d’images pédopornographiques, assortis d’obligations de soins et d’une interdiction de travailler avec des mineurs pendant trois ans.
Lors de l’audience, l’élu a assuré ne pas savoir comment ces contenus se sont retrouvés sur ses appareils; il a également évoqué des périodes où il participait à des soirées à caractère chemsex et a admis avoir regardé des contenus problématiques lorsqu’il était sous l’influence.
Les associations de défense de l’enfance décrivent les images comme monstrueuses et évoquent des violences sexuelles impliquant des mineurs, ce qui alimente les inquiétudes autour des victimes et du rôle de l’élu dans la sécurité publique.
Reste en poste et gère les conséquences institutionnelles
L’affaire prend aussi une dimension politique: l’élu assurait autrefois la supervision du plan de lutte contre la drogue à la mairie de Paris, et certains avocats des parties civiles parlent d’une « double vie » entre sa fonction publique et ses agissements privés.
Le jugement prévoit un sursis probatoire, une obligation de soins et une interdiction d’exercer des fonctions impliquant un accès à des mineurs pendant trois ans; les droits civiques de l’élu n’ont pas été retirés.
Depuis son interpellation en 2023, il refuse de démissionner; la mairie du XVe a retiré l’ensemble de ses délégations, le parti a prononcé une mise à pied et il siège aujourd’hui au Conseil de Paris comme non-inscrit. Rachida Dati, cheffe de l’opposition, avait saisi le procureur sur la situation. Aujourd’hui, il est inscrit au FIJAISV, le fichier des délinquants sexuels, ce qui alimente les critiques de l’opposition et de certains cadres.
