Le calot comme miroir de la laïcité hospitalière
Dans les coulisses de la Pitié-Salpêtrière, une infirmière se retrouve au cœur d’une procédure disciplinaire après avoir porté son calot pratiquement en continu, même hors des zones où il est d’usage.
La direction invoque des règles d’hygiène et de neutralité qui exigent que le personnel n’attire pas l’attention avec des signes visibles, ce qui a déclenché une série de convocations et de mesures disciplinaires.
Le tribunal administratif de Paris tranche ensuite: la révocation est suspendue, jugeant que l’ordre de retirer le couvre-chef n’était pas manifestement illégal et que la faute était réelle mais non nécessairement proportionnée.
Neutralité et discipline: le cadre du quotidien
Sur le fond, la question de la laïcité dans les hôpitaux est un thème sensible: l’État garantit l’égalité devant le service public et exige la neutralité des agents, posé par la Constitution et renforcé par la charte de l’hôpital.
Un guide de la laïcité publié fin 2025 rappelle que se détourner d’un usage professionnel peut être perçu comme une expression d’appartenance religieuse lorsque porté hors contexte, et précise les cas où le port d’un signe peut devenir problématique.
Face à ces enjeux, des voix appellent à une vigilance accrue et à une pédagogie pour concilier respect des croyances et sécurité du soin, tout en rappelant que la laïcité vise à protéger patients et professionnels d’un prosélytisme.
