Les chiffres alarmants sept ans après la loi anti-fessée
Sept ans après l’adoption de la loi, les violences éducatives demeurent une réalité dans de nombreux foyers.
Selon le troisième baromètre de la Fondation pour l’enfance publié le 17 avril, 83% des parents reconnaissent avoir exercé des violences verbales ou psychologiques envers leur enfant au cours de l’année écoulée.
Ces chiffres montrent que les pratiques interdites par la loi restent largement répandues, malgré l’interdiction formelle et les efforts de sensibilisation.
Entre remise en cause et sensibilisation: les enjeux
En 2019, la France a interdit les violences éducatives et la Cour de cassation a rappelé, en janvier, qu’aucun droit à la correction n’existe dans le droit français.
Pourtant, les mentalités évoluent lentement: la Fondation pour l’enfance déplore une banalisation durable et appelle à intensifier les campagnes de sensibilisation.
A partir de ces constats, les spécialistes préconisent un accompagnement renforcé des familles et des campagnes publiques plus visibles pour favoriser des approches éducatives sans violence et mieux détecter les signes de maltraitance.
