Le basculement de Plaine Commune et la fracture
La Plaine Commune, vaste territoire regroupant plusieurs villes du nord de la Seine-Saint-Denis, a connu mardi soir une bascule politique majeure. Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, se voit confier la présidence de l’établissement public territorial, en succédant à Mathieu Hanotin, socialiste.
Le scrutin a tourné en faveur de Bagayoko, avec 46 voix contre 32 pour son adversaire et un seul suffrage pour Sofia Boutrih, la candidate communiste. Cette répartition met en lumière une recomposition des alliances autour du territoire.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est celui de l’avenir de la gauche en Seine-Saint-Denis: les calculs d’alliances et les ambitions nationales s’invitent dans les conversations, et certains craignent que l’intercommunalité ne serve de tremplin à Jean-Luc Mélenchon.
Bagayoko et Bouamrane: les enjeux et les voix
Bagayoko tente d’apaiser le décor: il promet de faire de l’intercommunalité un outil au service des habitants, et met en avant l’eau, les services publics et l’aménagement urbain comme priorités.
Pour le Parti socialiste, le revers est sévère: les communistes et les Insoumis ont choisi de forger une alliance durable, et LFI semble gagner du terrain sur le territoire, avec sept circonscriptions sur dix déjà acquises.
La scène politique de Plaine Commune demeure tendue, mais des appels à l’apaisement ont été lancés; certains élus rappellent qu’il faut éviter les huées et laisser place au débat, tandis que la gauche continue de tracer son avenir collectif.
