Polémique sur le blason rouennais islamisé
À Rouen, une boutique de tabac a mis en vente des magnets qui ont suscité l’émoi sur les réseaux. Sur ces objets, la fleur de lys, symbole de la ville, est remplacée par un croissant symbolisant l’islam, une croix est cassée et un agneau semble décapité. Le visuel a été partagé le 12 avril par le syndicat étudiant UNI et a rapidement fait le tour du web.
La démarche a provoqué une vive réaction du côté du UNI, qui dénonce une profanation du patrimoine et une provocation anti française et anti chrétienne. Le syndicat affirme que ce type de produit porte atteinte à l’histoire et à la culture locales et appelle au respect des symboles civiques.
Selon nos informations, un militant local de l UNI aurait repéré les magnets et alerté son président, Esteban Nahi. Celui-ci s’est déplacé sur place pour demander des explications et le retrait des objets, tandis que la gérante indiquait initialement ne pas voir de problème. Après pression publique, les magnets ont été retirés de la vente.
Suite judiciaire et retours des habitants
Du côté des responsables, l imprimeur Han a adressé des excuses par courrier au nom de la société et des Rouennais concernés. Il précise que le visuel provenait d’un fichier ancien confié à un designer stagiaire et qu’une vérification plus rigoureuse aurait dû être réalisée.
À Rouen, le maire socialiste Nicolas Mayer-Rossignol n’a pas pris de position publique sur l’affaire, tandis que le député RN Robert Le Bourgeois annonce qu’il va saisir le procureur pour éclairer l’origine de cette production.
Pour l’instant, les magnets controversés ont disparu des boutiques de souvenirs à Rouen et leur distribution dans d autres villes pourrait être arrêtée, selon l’imprimeur Han.
