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Sorties artistiques : dessin, marine et Bellon à voir

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Le dessin à l’œuvre: patrimoine et curiosité

Selon l’historien Pierre Rosenberg, Henri Baderou avait un regard qui transformait les collections: son don d’environ 6 000 dessins au musée des Beaux-Arts de Rouen a profondément enrichi le fonds. Pour marquer les cinquante ans de cette collection, trois musées normands présentent une série d’expositions dédiées aux arts graphiques, avec Lumière sur la donation comme pièce centrale de l’événement.

Parallèlement, Jamais trop rococo ! invite à une exploration pédagogique du goût rocaille du XVIIIe siècle, où volutes, acanthes et coquilles s’invitent sur des dessins et des objets décoratifs. Des noms phares comme Lajoüe et Meissonnier sont à l’honneur, et la présentation met en lumière la diversité des supports — étuis, billets doux, commodes — qui ont servi l’esthétique de courtisan de Louis XV.

Dessiner Flaubert: Roche-grosse réunit les dessins et les textes autour des titres majeurs de Flaubert, les enveloppant d’un voile d’imaginaire; une approche qui interroge le lien entre description littéraire et dessin, et qui éclaire une sensibilité graphique du XIXe siècle.

Les peintres de la marine et Denise Bellon: regards croisés

Ce volet présente les œuvres récentes des peintres officiels de la marine, un corps artistique né sous Richelieu et formalisé au XIXe siècle. L’exposition, visible à l’Espace Richaud à Versailles jusqu’au 3 mai, rappelle la variété des talents qui animent ce patrimoine maritime: illustrateurs de presse, peintres inspirés par l’école d’Étampes et sculpteurs animaliers, chacun apportant sa couleur à ce grand récit.

La programmation met en lumière la richesse des supports et des styles, du dessin à la peinture en passant par la photographie et l’ornementation décorative, témoignant d’une tradition vivante et en résonance avec l’époque contemporaine.

Ensuite, Denise Bellon, un regard vagabond, propose une rétrospective au MAHJ (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme) à Paris, présentant environ 300 pièces de la photographe Denise Bellon (1902-1999). Son parcours traverse Lyon pendant l’Occupation et se poursuit après la guerre à travers les portraits d’artistes et des regards qui capturent une France en mouvement; l’exposition est accessible jusqu’au 8 mars.

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