Un casting solide et une mise en scène discutée
À l’Atelier, la distribution tient ses promesses: Jacques Bonnaffé et Denis Lavant offrent une présence scénique vibrante, chacun dans des rôles qui exigent précision et dosage.
Le metteur en scène Jacques Osinski propose une lecture qui donne vie à Beckett: loin des pantins sans âme, les personnages manifestent une psychologie saisissante qui enrichit le dialogue.
Dès les premiers échanges, le spectacle capte l’attention, mais l’arrivée de Pozzo et Lucky installe des lourdeurs et un ton parfois professoral qui freine le rythme.
Beckett, mystère et limites des caricatures
La pièce se déploie dans un décor austère où deux clochards attendent Godot, une attente qui met en lumière la quête de sens au cœur de la pièce.
Les porteurs de la caricature, Pozzo et Lucky, dessinent des profils exagérés: Beckett reste économe des clés, et cette lecture peut parfois manquer d’énergie.
Pour autant, l’expérience demeure fascinante: voir Lavant sur scène rappelle pourquoi cette œuvre traverse les décennies, et pourquoi il faut la voir au Théâtre de l’Atelier à Paris.
